Y’a tout qui se balance, qui remue.
La vie tangue.
J’ai envie de vomir. Il parait que c’est normal.
J’ai mal au ventre. Les entrailles craquent, crachent, hurlent.
Tout se vide.
Plus rien d’autre que des larmes séchées et une absence.
La mienne. Couchée, recroquevillée, prostrée.
Si je me suis assoupi, c’était pour qu’elle aussi s’endorme.
La bête.
La bete au gros appétit. La bête goulue. La bête vorace.
La bête noire qui rôde au petit matin. Au creux de la nuit. À la tombée du jour. Quand midi sonne.
Qui ne cesse de TROTER, qui avale mes entrailles.
C’était acide.
C’était sulfurique.
Aïe
Mal
Douleur
C’était il y a longtemps.
Mais c’était bien.
La bête se tenait à l’écart.
Méfiante.
Écoeurée par cette odeur de corps. Qui court. Depuis ses rêves jusqu’à cette destination.
Qu’elle n’a pas trouvée.
Perdue.
Paummée.
Dans cette nuit inconnue. Au milieu de ce paysage inconnu. Elle ne reconnaît plus le peintre.
Le plan est chiffé, elle est dans le noir de sa vie. Le plan est souillé, sali, tout comme elle.
Elle a calé trop de fois. Les démarrages en côtes sont trop dur pour ce vieux corps.
Alors elle s’arrête. Alors la bête sourit. Et. Proie!!!
Je. Non.
On.
Nous.
À 20h il faut dire ils.
Parce que sauvage.
Donc elle.
Disparition du je.
Mutation en nous.
Putain de nous qui bouffe. Son corps à elle. Son esprit à elle. Son quotidien à elle.
Sa vie.
C’est noir.
Pourtant, là, il faisait jour.
Merde.
Merde.
Et pourtant. J’aime.
Délice gustatif. Bonheur pelvien. Extase abdominal.
Jouissance cérébrale.
Douleur.
Douleur.
Merci. MERCI. Merci.
Joie.
Si un jour on m'enlevait ces mots. ces souvenirs de preuves. ces points d'interrogations..je..
parce que...si je voulais rester la pute de quelqu'un ?
Chhhh